Le technologue du lait, titulaire d'un certificat fédéral de capacité (CFC), transforme le lait en fromage, beurre, yogourt ou crème. La formation dure trois ans, entre l'entreprise et l'école professionnelle ; en Suisse romande, Grangeneuve, dans le canton de Fribourg, en est le centre de référence.
Ce que fait un technologue du lait
Le métier commence à la réception du lait : contrôle de sa température, de son odeur et de sa qualité, prise d'échantillons. Vient ensuite la transformation, selon l'entreprise. En fromagerie, le technologue conduit la fabrication, de l'emprésurage au pressage, puis soigne les meules en cave. En laiterie, il pilote des installations de pasteurisation, d'écrémage, de fermentation ou de conditionnement.
Une grande partie du travail concerne l'hygiène : nettoyage des cuves et des conduites, désinfection, contrôles. Le technologue réalise aussi des analyses simples, tient les relevés de fabrication et surveille les machines. Les étapes de la fabrication d'une pâte dure sont décrites dans la page comment on fabrique le fromage.
Trois ans d'apprentissage
La formation suit le modèle dual suisse. L'apprenti travaille dans une entreprise formatrice, fromagerie de village, laiterie ou entreprise de transformation plus grande, et suit des cours à l'école professionnelle. Des cours interentreprises complètent la pratique, avec des fabrications et des exercices que toutes les entreprises ne peuvent pas proposer.
Pour les apprentis romands, l'enseignement professionnel se donne à Grangeneuve, à Posieux, qui dispose d'installations de fabrication et d'une fromagerie-école. L'apprentissage s'adresse aux jeunes qui ont terminé la scolarité obligatoire ; un intérêt pour les sciences, le travail manuel et la précision est attendu. Un stage d'observation de quelques jours permet de vérifier que le métier convient avant de signer un contrat.
Après le CFC
- Le brevet fédéral, préparé après quelques années de pratique, ouvre à des fonctions de chef d'équipe ou de responsable de production.
- Le diplôme fédéral, souvent appelé maîtrise, forme les maîtres fromagers capables de diriger une entreprise et de former des apprentis.
- La maturité professionnelle, pendant ou après l'apprentissage, donne accès aux hautes écoles spécialisées, par exemple en sciences alimentaires.
- Des cours spécifiques préparent à la fabrication du fromage à l'alpage, une activité saisonnière décrite dans la page sur la vie à l'alpage.
Les intitulés exacts et les conditions d'admission évoluent : ils sont à vérifier auprès des écoles et de l'orientation professionnelle.
Les conditions de travail
Le lait arrive tous les jours, y compris le dimanche. Les journées commencent tôt, souvent avant l'aube dans les fromageries, et un service de week-end est courant. Le travail se fait debout, dans un milieu humide, avec des écarts de température entre la salle de fabrication chaude et la cave fraîche. Il faut porter des charges, même si les machines ont allégé de nombreuses tâches.
En contrepartie de ces exigences, le métier est varié, concret et technique : chaque fabrication réagit à la qualité du lait, à la saison, à la température. Beaucoup de professionnels apprécient de voir le produit fini sortir de leurs mains. Les produits que fabrique une laiterie, du yogourt à la crème, se retrouvent aussi en cuisine.
Se renseigner avant de choisir
- Consulter le service d'orientation professionnelle de son canton, qui dispose des fiches métier et des listes d'entreprises formatrices.
- Lire la description du métier sur le portail officiel suisse de l'orientation professionnelle.
- Demander un stage d'observation dans une fromagerie ou une laiterie de la région.
- Assister aux journées d'information d'une école, dont les dates sont à vérifier auprès de l'établissement.
- Visiter une fromagerie en activité pour voir le travail du matin, comme le propose la page sur la visite d'une fromagerie.
Les autres sujets de la montagne et du travail du lait en été figurent dans la rubrique Savoir-faire et terroir.
